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Chambre de métiers. La liste Artisans d'Ille-et-Vilaine de William Chauou contre l'UPA

ajouté le 9 mai 2016

William Chauou se lance sans l'UPA à la conquête de la Chambre de métiers et de l'artisanat d'Ille-et-Vilaine.Le pâtissier rennais William Chauou se lance à la conquête de la présidence de la Chambre de métiers et de l'artisanat d'Ille-et-Vilaine. Lâché par l'UPA, qui lui refuse une liste "ouverte", il a sa propre liste indépendante. Portrait. Le pâtissier rennais William Chauou brigue la présidence de la Chambre de métiers et de l'artisanat d'Ille-et-Vilaine. Il sera la tête de l'une des trois listes qui devraient se soumettre au vote des artisans en octobre prochain. D'abord soutenu par l'UPA, il part finalement sans cette étiquette à la conquête de son électorat, lâché par l'organisation syndicale majoritaire du secteur... « Je me bats pour qu'il y ait une liste ouverte, ce à quoi l'UPA renonce finalement », explique ce Paimpolais d'origine, issu d'une famille de pâtissiers depuis quatre générations. William Chauou d'un côté, l'UPA de l'autre Il y aura donc une liste UPA d'un côté, une liste FFB (Artisans de notre avenir) et celle de William Chauou (Artisans d'Ille-et-Vilaine). À 47 ans, il veut moderniser l'institution vieillissante et faire bouger les lignes. À commencer par considérer que le mandat de président de chambre consulaire doit s'exercer à temps plein. « Le faire à temps partiel, c'est d'une autre époque, considère-t-il. On ne peut pas bien gérer, avoir de l'ambition pour ses projets. Au final, on n'est qu'un bon petit comptable ! » William Chauou veut donc se donner à 100 % pour les artisans, quelle que soit leur branche (services, métiers alimentaires, bâtiment et métiers d'art). Après avoir été Meilleur apprenti de France dans les Côtes d'Armor il y a trente ans, puis travaillé à Lorient, chez Fauchon ou Stohrer à Paris, chez Partouche à Lyon ou chez Paul Bocuse, tenu 12 ans une pâtisserie à Rennes, il se consacre désormais aux élections. Et rien qu'à cela, « pour développer la croissance de l'artisanat ». Actuellement, il est simplement à la tête d'une structure légère de production saisonnière de galettes des rois... Selon William Chauou, les artisans subissent trop les lois aujourd'hui. « N'est-ce pas à nous de proposer des textes ? Il est temps que nous aussi, comme ont su le faire les agriculteurs, ayons des députés par exemple. Il faut être présent dans les ministères. Jusqu'alors, l'artisanat n'a pas su faire de lobbying ».

Article du "7 jours"

7jours