Rupture de beurre

Nouveau CARTON ROUGE Pénurie de beurre: une nouvelle crise des matières premières après la pénurie des métaux en 2010. Gouverner c'est prévoir, et bien nos gouvernants l'ont oublié.Montage En 2010 la pénurie des métaux impact lourdement l’activité et les trésoreries des artisans (principalement) du bâtiment: rupture de production, chômage technique, devis impossible à respecter.... 7 ans plus tard ce sont les artisans de l'alimentaire qui subissent une pénurie: la pénurie du beurre. Cela pourrait presque faire rire dans le 1er département laitier de France, mais ça rigole pas. En 1 an le prix de beurre a plus que doublé. A deux mois des fêtes de fin d'année, des galettes des rois.... cela commence à inquiéter sérieusement nos collègues artisans des métiers de bouches.lait 2 L'impact sur les trésoreries est déjà là, l'impact sur les prix de vente également: sur un croissant au beurre le coût supplémentaire est de 5 centimes au minimum (selon les recettes) , sur une galette des rois aujourd'hui cela représente déjà plus de 60 centimes... La rupture devient visible dans les grandes surfaces, avec de nombreuses références manquantes.... Les causes de cette augmentation sont connues et étaient déjà repérées dès 2013. En février 2013 une réunion du CODESPAR aborde le sujet de la filière agricole il en ressort: 1) la forte demande de produit laitiers hors Europe (Principalement les pays en développement) : 2) La fin des cotas laitiers en 2015 et le risque de déstabilisation du marché 3) la grande demande poudre de lait en Chine et la construction de l'Usine de Carhaix (Synutra) d'une capacité de 120 000 tonnes de poudre lait 4) La baisse des aide agricoles européennes Dans un document de juillet 2014 , le CODESPAR(Conseil de développement du Pays de Rennes,) "Automobile, agroalimentaire, bâtiment et TIC : quelles mutations faut-il anticiper?" Page 24 il est écrit : "Les revenus des éleveurs sont largement inférieurs à ceux des céréaliers. Au niveau national, le revenu moyen des céréaliers est de 72 800 € alors qu’il est de 24 700 € pour les exploitants laitiers. Cet écart présente un risque de céréalisation c’est-à-dire que les exploitants réorientent leur élevage vers de la production céréalière."

En janvier 2017 plusieurs articles dans la presse nationale alertent sur la pénurie à venir de beurre, mais en pleine campagne électorale, peu de personnes y prêtent attention.motte de beurre

Alors gouverner c'est prévoir? Malgré les alertes depuis 2013, rien pour anticiper cette pénurie. Messieurs et mesdames les élus en 2014, député, sénateurs, conseillers régionaux....les bretons mangeurs de beurre ne vous félicitent pas. Artisans d'Ille et Vilaine

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